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Quelques mots à propos de mon parcours de photographe et de femme

Comment en suis-je arrivée à exercer la photographie à but thérapeutique?

C'est toute une histoire! 

Enfant et adolescente, je n'étais pas bien dans mon corps. Vraiment boulotte, de mes 6-7 ans jusqu'à mes 16-17 ans, je me sentais vraiment mal dans ma peau. Mes copines de classe qui ressemblaient déjà à de petites femmes m'impressionnaient. J'étais à mille lieues d'oser être comme elles. J'enviais leur confiance en elles.

 

J'ai eu la chance énorme vers 17 ans de faire une grosse poussée de croissance qui m'a permis de m'affiner sans commencer à entrer dans la spirale infernale des régimes.

J'ai alors commencé à me voir différemment et à me sentir mieux, mais je n'avais pas l'impression d'être une femme, je restais une fille dans mon état d'esprit et je n'avais aucunement conscience de ce que je pouvais dégager. Je me sentais tellement commune.

Vers 22 ans, j’ai eu une révélation en lisant un article dans un journal photo que je dévorais chaque mois. Cet article décrivait le travail d’un photographe qui pratiquait une photographie différente. Il aidait des femmes blessées suite à des traumatismes à s’aimer à nouveau. Au fil de ma lecture, l'émotion est montée en moi jusqu'à être submergée, des larmes ont coulé sur mes joues et je me suis dit: "Mais c'est ça que je veux faire!" Ce jour-là, j’ai su que mon rêve, mon envie profonde était au creux de cette émotion que j’avais ressentie. J'ai encore des frissons quand je repense à ce moment. 

Photographie: © Emmanuelle Fumeaux

Mais comment allais-je faire pour faire vivre ce rêve?

Suis-je capable, moi, Lara, de devenir photographe et d'aider des femmes à se sentir mieux avec elles-mêmes, à retrouver confiance en elles? 

Quelques temps après avoir lu cet article qui m'avait bouleversée, j'ai suivi une formation dans laquelle on me demandait de me projeter dans 10 ans, dans ce que j'aimerais vraiment être. Et même d'imaginer ma carte de visite de photographe comme si j'étais déjà photographe. Un exercice qui a soulevé beaucoup d'émotions en moi. A la fois beaucoup d'envie, et en même temps l'impression que tout cela était impossible, que je ne pourrai jamais être photographe. Je n'arrivais pas à y croire!

Mais ce rêve n'a pas voulu me lâcher. Au fil du temps, j’ai fait des petits pas, à mon rythme. J’ai commencé par suivre des cours photo approfondis pour me donner une base technique suffisante pour être à l’aise lors des prises de vues. Puis, peu à peu, timidement, j’ai commencé à parler de mon envie d'accompagner les femmes autour de moi.

 

J'ai expérimenté une première fois d'accompagner des femmes avec la photo il y a environ 20 ans. J’ai alors constaté que certaines femmes en profitaient grandement, mais pour d’autres c’était plus compliqué et je me sentais un peu démunie face à elles. Je ne savais pas comment les aider à se détendre pendant la séance, j'avais l'impression de ne pas avoir les compétences nécessaires pour aider les femmes qui en avaient le plus besoin. J'ai cherché à ce moment-là une formation que j'aurais pu suivre pour me perfectionner dans ce sens, mais je n'ai rien trouvé. 

 

J’ai alors laissé un peu mon rêve s’endormir.  Puis je suis tombée enceinte de nos jumeaux, et une amie, excellente photographe, m’a proposé un shooting photo. (MERCI à toi ma chère amie!). Ce jour-là a clairement été un tournant dans ma vie. Je n’ai plus jamais été la même après m’être vue sur cette série de photos. Je me suis vue, femme pour la première fois, à la fois pleine de douceur pour mes bébés que j'attendais, mais aussi avec une assurance dans le regard sur certaines photos que je n'avais jamais vue. Cette sensation est difficile à expliquer, mais c'est comme si quelque chose s'était ouvert en moi. Une connexion de moi à moi qui est venue me dire: "Regarde la femme que tu es devenue, vas-y, fonce, tu peux y aller! Tu es forte, aie confiance en toi, en tes capacités, en tes qualités." Ce jour-là, je me suis promise d’offrir ce cadeau à d’autres femmes. Je ne savais pas encore quand, ni comment, mais je savais qu'un jour j'y arriverais!

Je me suis ensuite consacrée à ma vie de maman de jumeaux, un parcours magnifique mais pas toujours simple. J'ai dû passablement travailler sur moi et mon histoire personnelle pour comprendre certaines de mes réactions. Une période difficile mais qui m'a appris beaucoup. Et... un jour, dans le centre de santé où j'allais, je tombe "par hasard" sur un flyer de cours de photothérapie donné par Emilie Danchin, une experte belge en la matière! Elle venait depuis la Belgique à deux pas de chez moi donner un cours sur le sujet qui m'anime depuis des années! Autant vous dire que je n'ai pas hésité une seconde à m'inscrire! J'ai vécu 4 jours de formation passionnants qui m'ont ouvert des portes intérieures. Les idées commençaient à se construire, l'envie de concrétiser et d'enfin pratiquer la photothérapie était de plus en plus forte!

J'ai encore ressenti le besoin de me former auprès d'Elodie Sueur Monsenert. Son travail avec Chloé Hollings m'a beaucoup touchée et interpelée. Chloé était à ce moment-là une jeune femme de 23 ans qui avait grandi en faisant des régimes depuis ses 9 ans (!) et qui détestait son corps. Pourtant Chloé n'était pas obèse, loin de là, juste un peu ronde. Elodie s'interroge alors: "Pourquoi 80% des femmes ont-elles du mal à s'accepter?"  Elle l'explique dans un article très bien écrit que je vous invite à lire. Elle en a également fait un reportage vidéo très prenant "Chloé prend le large".

 

Après avoir suivi ces deux formations, tout s'est mis en place, j'ai construit ma propre démarche photographique en puisant ce qui me correspondait dans chacune d'elles, je l'ai expérimentée avec différentes connaissances pour commencer. Leurs retours positifs m'ont encouragée à continuer et me voilà aujourd'hui photographe à but thérapeutique! Enfin!

Je suis fière du chemin que j'ai parcouru. D'être passée de "Moi? Photographe? J'aimerais tellement, mais c'est impossible!" à "Bonjour, je suis Lara, photographe à but thérapeutique. J'accompagne des femmes qui ont du mal à s'accepter à changer de regard sur elles-mêmes et à reprendre confiance en elles!" 

Je me sens à chaque fois privilégiée de pouvoir vous accompagner un bout sur ce chemin vers plus de douceur envers vous-même. Vous voir reprendre confiance en vous, et repartir des étoiles plein les yeux me remplit de joie au quotidien!

 

On me dit attentive, bienveillante, enthousiaste, douce aussi, ce qui vous permet d'être en confiance durant le processus. C'est ce qui me touche et qui transparaît dans mes photos: ces moments où vous avez osé être vous, où vous avez pu oublier qu'être photographiée était stressant et intimidant. 

Installée depuis 2010 avec ma famille dans la Broye fribourgeoise, je vous accueille à mon cabinet à l'Instant C à Estavayer-le-Lac pour les séances sans prises de vues et je vous photographie le plus souvent dans la nature dans la Broye, le Nord Vaudois, ou me déplace selon vos besoins. Des séances en intérieur sont aussi possibles à L'Instant C.

Voilà, vous en savez un peu plus sur moi! 

Je me réjouis d'apprendre à VOUS connaître maintenant! 

"Regarder des photos, se photographier soi-même ou photographier son contexte de vie sont facteur de changement. L'impact est imaginaire, relationnel, existentiel. Il est émotionnel, corporel, comportemental, psychique et spirituel. Le travail dans les photos relance l’imaginaire et la créativité et permet de reprendre espoir et se sentir exister." Emilie Danchin

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